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Comment gagner en confiance en soi pendant ses études supérieures ?

Connaître son cours sans oser lever la main. Avoir une bonne idée, mais laisser quelqu’un d’autre la présenter. Repérer une offre de stage intéressante, puis renoncer à candidater par peur de ne pas avoir le niveau. Pendant les études supérieures, le manque de confiance peut se manifester dans de nombreuses situations, parfois sans que l’entourage s’en aperçoive.

Ce doute est fréquent, notamment après le bac, lorsque les repères changent et que chacun doit trouver sa place dans un nouvel environnement. Il ne signifie pas que l’étudiant manque de capacités. Bien souvent, les compétences sont déjà présentes, mais il faut encore apprendre à les mobiliser, à les exprimer et à agir malgré l’incertitude.

Gagner en confiance ne consiste donc pas à devenir soudainement extraverti, à ne plus jamais avoir peur ou à être certain de réussir. La confiance se construit progressivement, par des expériences concrètes : prendre la parole, essayer, recevoir un retour, corriger une erreur, constater un progrès et recommencer.

Cette conviction est au cœur de la pédagogie du potentiel de l’EMD Business School. Former un étudiant ne revient pas seulement à lui transmettre des connaissances. Il faut aussi créer les conditions qui lui permettent de se découvrir capable, de gagner en autonomie et de transformer progressivement ce qu’il sait en capacité d’action.

Comment gagner en confiance en soi pendant ses études supérieures ?

Pourquoi tant d’étudiants doutent-ils d’eux-mêmes ?

L’entrée dans les études supérieures représente un changement important. Le cadre du lycée disparaît, les attentes évoluent, les méthodes de travail deviennent plus autonomes et les étudiants rencontrent de nouveaux profils. Celui qui se sentait à l’aise dans son ancien environnement peut soudain avoir l’impression de devoir à nouveau faire ses preuves.

La comparaison joue alors un rôle important. Dans une nouvelle promotion, certains étudiants semblent immédiatement très sûrs d’eux, prennent facilement la parole ou donnent l’impression de tout comprendre plus vite. Mais cette assurance visible ne reflète pas toujours ce qu’ils ressentent réellement. Beaucoup doutent, même lorsqu’ils le montrent peu.

Les réseaux sociaux peuvent renforcer ce décalage. Ils exposent surtout les réussites : une admission, une bonne note, un stage prestigieux, une expérience internationale ou un projet réussi. Les hésitations, les refus, les erreurs et les périodes de découragement restent davantage invisibles. L’étudiant peut alors comparer ses propres difficultés à une version très partielle de la vie des autres.

Le doute peut également venir de la peur de décevoir. Les études représentent souvent un investissement important, à la fois personnel, familial et financier. Certains étudiants ressentent une pression forte : réussir rapidement, trouver leur voie, obtenir de bonnes notes et construire un projet professionnel cohérent, alors même qu’ils sont encore en train de se découvrir.

L’incertitude sur l’avenir peut enfin fragiliser la confiance. Ne pas savoir exactement quel métier exercer, hésiter entre plusieurs parcours ou se demander si l’on a fait le bon choix peut donner l’impression d’être moins avancé que les autres. Pourtant, les études supérieures sont précisément une période d’exploration, pendant laquelle les projets peuvent évoluer au fil des cours, des rencontres et des expériences.

Il est important de distinguer ce manque d’assurance d’une souffrance psychologique plus profonde. Douter avant un oral, craindre le regard des autres ou manquer ponctuellement de confiance fait partie de nombreuses expériences étudiantes. En revanche, lorsqu’un mal-être devient durable, envahissant ou empêche de vivre et d’étudier normalement, il ne faut pas rester seul. L’article consacré à la santé mentale des étudiants permet d’approfondir cette question et le rôle que l’établissement peut jouer dans la prévention et l’accompagnement.

Dans la majorité des situations, la confiance ne se débloque pas en attendant de se sentir totalement prêt. Elle se construit en avançant par étapes, dans un cadre qui permet d’essayer, d’apprendre et de constater progressivement ses propres capacités.

Avoir confiance en soi ne signifie pas ne plus douter

La confiance en soi est parfois mal comprise. On l’associe à l’aisance, à l’extraversion ou à la capacité de parler sans hésiter. Pourtant, une personne peut être discrète, réservée et néanmoins solide intérieurement. À l’inverse, quelqu’un de très à l’aise en public peut cacher de nombreux doutes.

Avoir confiance en soi ne signifie donc pas se sentir certain de réussir dans toutes les situations. Cela signifie plutôt être capable d’agir même lorsque tout n’est pas maîtrisé. Un étudiant confiant peut ressentir du stress avant un oral, hésiter face à une décision ou craindre l’échec. La différence est qu’il ne laisse pas systématiquement ces émotions l’empêcher d’avancer.

La confiance permet aussi de formuler une idée imparfaite. Beaucoup d’étudiants attendent d’être absolument sûrs d’eux avant de participer, de poser une question ou de proposer une solution. Ils préfèrent parfois se taire plutôt que de risquer de se tromper. Pourtant, l’apprentissage suppose précisément d’accepter que la pensée se construise en échangeant, en testant et en corrigeant.

Elle aide également à recevoir une remarque sans remettre en cause toute sa valeur. Une mauvaise note, une présentation moins réussie ou un retour critique ne disent pas qu’un étudiant est incapable. Ils indiquent qu’un travail, une méthode ou une compétence précise peut encore être amélioré. La confiance permet de distinguer ce que l’on a fait de ce que l’on est.

Demander de l’aide fait également partie d’une attitude confiante. Reconnaître que l’on ne comprend pas encore une notion, solliciter un conseil ou demander un retour ne constitue pas un aveu de faiblesse. C’est au contraire une manière responsable de progresser. À l’inverse, vouloir donner en permanence l’impression que tout est maîtrisé peut parfois ralentir l’apprentissage.

La confiance ne doit pas non plus être confondue avec l’arrogance. L’arrogance cherche souvent à imposer une image de supériorité. La confiance permet d’écouter, de reconnaître ses limites et de changer d’avis lorsque de nouveaux éléments le justifient. Elle n’empêche pas l’humilité : elle la rend possible sans que l’étudiant se sente diminué.

En définitive, avoir confiance en soi pendant ses études, ce n’est pas ne plus jamais douter. C’est ne plus considérer chaque doute comme une preuve d’incapacité. C’est pouvoir se dire : “Je ne maîtrise pas encore totalement cette situation, mais je peux essayer, apprendre et progresser.”

Pourquoi la confiance joue-t-elle un rôle décisif dans les études ?

La confiance en soi ne garantit ni les bonnes notes ni la réussite immédiate. Elle joue pourtant un rôle décisif, car elle permet à l’étudiant de mobiliser réellement ce qu’il sait. Une compétence peut être acquise sans être utilisée si la peur de se tromper, du jugement ou de l’échec empêche de passer à l’action.

Oser participer et poser des questions

Participer en cours permet de clarifier une notion, de tester sa compréhension et de construire sa pensée. Pourtant, certains étudiants renoncent à intervenir parce qu’ils craignent que leur question paraisse trop simple ou que leur réponse soit incorrecte.

Oser prendre la parole ne signifie pas chercher à intervenir en permanence. Il s’agit plutôt d’accepter de contribuer lorsqu’une question se pose, lorsqu’un point mérite d’être précisé ou lorsqu’une idée peut enrichir l’échange. Chaque prise de parole réussie, même brève, crée une expérience positive sur laquelle la confiance peut ensuite s’appuyer.

Prendre des initiatives et faire des choix

Les études supérieures offrent de nombreuses occasions de prendre des initiatives : proposer un sujet, accepter un rôle dans un projet collectif, contacter un professionnel, candidater à un stage ou participer à une association. Le manque de confiance peut conduire à laisser passer ces possibilités en attendant de se sentir parfaitement prêt.

Or cette certitude arrive rarement avant l’action. L’étudiant développe son assurance en se confrontant progressivement à des responsabilités nouvelles. Il découvre qu’il peut chercher une solution, s’adapter et demander de l’aide lorsque cela devient nécessaire.

Mieux vivre les erreurs et les difficultés

Une erreur peut être interprétée de deux manières. L’étudiant peut y voir la preuve qu’il n’est pas à la hauteur, ou la considérer comme une information sur ce qu’il doit encore travailler. La confiance aide à adopter cette seconde lecture.

Elle ne supprime pas la déception après une mauvaise note ou un projet raté. Elle évite toutefois que cet événement prenne une place disproportionnée. L’étudiant peut analyser ce qui n’a pas fonctionné, demander un retour, ajuster sa méthode et recommencer sans réduire toute sa valeur à un résultat ponctuel.

Mobiliser réellement ses compétences

Un étudiant peut posséder les connaissances nécessaires et pourtant ne pas oser les utiliser. Il peut savoir analyser une situation sans présenter son point de vue, maîtriser un sujet sans candidater à une mission ou avoir une idée pertinente sans la partager avec son équipe.

La confiance permet le passage du “je sais peut-être faire” au “j’ose essayer”. Elle transforme progressivement les connaissances et les aptitudes en capacité d’action. C’est pourquoi elle occupe une place centrale dans la pédagogie du potentiel : le potentiel ne se révèle pas seulement dans ce que l’étudiant possède, mais dans ce qu’il devient capable de mobiliser avec autonomie et responsabilité.

Comment gagner progressivement en confiance pendant ses études ?

La confiance se construit rarement grâce à un déclic spectaculaire. Elle grandit plutôt par accumulation d’expériences modestes : une question posée malgré l’hésitation, un oral mieux préparé, une candidature envoyée, un retour demandé, une difficulté surmontée. Ces actions peuvent sembler petites, mais elles donnent à l’étudiant des preuves concrètes de sa capacité à avancer.

L’objectif n’est donc pas d’attendre de se sentir parfaitement prêt. Il est de créer des occasions régulières d’agir, à un niveau de difficulté suffisamment stimulant pour progresser, mais pas au point de se décourager.

Se fixer des défis modestes mais réguliers

Vouloir tout changer d’un coup peut renforcer la pression. Un étudiant peu à l’aise à l’oral n’a pas besoin de commencer par une présentation devant un grand public. Il peut d’abord se donner pour objectif de poser une question en cours, de prendre la parole une fois pendant un travail de groupe ou de présenter une courte partie d’un projet.

La régularité compte davantage que l’ampleur du défi. Chaque action répétée rend la situation un peu plus familière. Ce qui semblait impressionnant devient progressivement plus accessible, car l’étudiant ne s’appuie plus uniquement sur une idée abstraite de ses capacités : il dispose d’expériences réelles auxquelles se référer.

Ces défis peuvent prendre des formes très simples :

  • demander une précision à un enseignant ;
  • proposer une idée dans un groupe ;
  • prendre en charge une partie d’une présentation ;
  • contacter un professionnel pour poser une question ;
  • envoyer une candidature même si l’on ne remplit pas chaque critère ;
  • accepter une responsabilité dans un projet étudiant.

Préparer davantage les situations qui impressionnent

La confiance n’exclut pas la préparation. Au contraire, bien se préparer permet de réduire une partie de l’incertitude et de concentrer son attention sur ce qui compte vraiment. Un étudiant qui redoute un oral peut répéter devant une autre personne, anticiper quelques questions, préparer sa première phrase et chronométrer sa présentation.

Pour un entretien, il peut relire l’offre, identifier des exemples concrets, préparer les points qu’il souhaite valoriser et simuler l’échange. Pour un cours difficile, il peut relire les notions en amont, noter ce qu’il ne comprend pas et arriver avec des questions précises.

La préparation ne garantit pas que tout se déroulera exactement comme prévu. Elle donne cependant à l’étudiant des repères sur lesquels s’appuyer lorsque le stress apparaît. Elle transforme une situation entièrement inconnue en expérience partiellement maîtrisée.

Observer ses progrès plutôt que rechercher la perfection

La recherche de perfection fragilise souvent la confiance. Lorsqu’un étudiant estime qu’une prise de parole n’a de valeur que si elle est fluide, qu’un devoir doit être irréprochable ou qu’un entretien doit se dérouler sans aucune hésitation, chaque imperfection peut sembler confirmer qu’il n’est pas à la hauteur.

Il est plus utile d’observer la progression. Ai-je osé intervenir alors que je ne le faisais jamais ? Ai-je mieux structuré mon propos ? Ai-je réussi à rester calme plus longtemps ? Ai-je compris ce que je dois améliorer pour la prochaine fois ? Ces questions permettent de reconnaître les étapes franchies sans nier ce qui reste à travailler.

Un suivi très simple peut aider : noter les situations affrontées, les progrès constatés et les retours reçus. Avec le temps, ce relevé devient une mémoire concrète des capacités développées, particulièrement utile dans les périodes de doute.

Demander des retours précis et constructifs

Un retour utile porte sur une action, une méthode ou une compétence précise. Il ne cherche pas à juger globalement la personne. Au lieu de demander : “Est-ce que j’étais mauvais ?”, l’étudiant peut poser des questions plus constructives :

  • “Quel était le point le plus clair dans ma présentation ?”
  • “Sur quel aspect devrais-je travailler en priorité ?”
  • “Mon raisonnement était-il suffisamment argumenté ?”
  • “Qu’est-ce qui pourrait rendre mon introduction plus efficace ?”

Ce type de retour permet de sortir d’une évaluation binaire entre réussite et échec. L’étudiant identifie ce qu’il maîtrise déjà et le prochain point à améliorer. La progression devient plus lisible et moins dépendante d’un sentiment général parfois sévère envers soi-même.

Les enseignants, les intervenants, les maîtres de stage et les autres étudiants peuvent apporter des regards complémentaires. Il est toutefois important de choisir des personnes capables de formuler des retours sincères, précis et respectueux.

Apprendre à travailler avec les autres sans se comparer

Le travail collectif peut nourrir la confiance, mais il peut aussi renforcer la comparaison. Dans un groupe, certains parlent davantage, d’autres comprennent rapidement une notion ou semblent plus à l’aise pour organiser le projet. Il est alors facile d’en conclure que sa propre contribution est moins utile.

Pourtant, les compétences nécessaires à un groupe sont diverses. Une personne peut être à l’aise à l’oral, une autre très rigoureuse dans l’analyse, une troisième capable de structurer le travail, de reformuler ou d’identifier un problème que les autres n’avaient pas vu. Reconnaître cette complémentarité permet de chercher sa contribution réelle plutôt que d’imiter le profil le plus visible.

La comparaison devient plus saine lorsqu’elle sert à apprendre plutôt qu’à se dévaloriser. Observer une personne plus à l’aise peut aider à repérer une méthode ou une attitude à expérimenter, sans conclure que sa propre progression n’a aucune valeur.

Accepter de ne pas tout réussir du premier coup

Certains apprentissages exigent plusieurs tentatives. La première présentation peut être hésitante. La première candidature peut rester sans réponse. La première expérience de management d’un projet peut révéler des difficultés inattendues. Ces résultats ne prouvent pas une incapacité définitive.

L’erreur fournit des informations : ce qui a été mal compris, ce qui n’a pas été suffisamment préparé, ce qui doit être exprimé autrement ou ce qui nécessite davantage de pratique. Elle devient réellement utile lorsqu’elle est analysée, puis suivie d’une nouvelle tentative.

Accepter cette progression imparfaite ne signifie pas renoncer à l’exigence. Cela permet au contraire de rester engagé suffisamment longtemps pour atteindre un niveau de maîtrise plus solide. La confiance se nourrit moins d’un parcours sans faute que de la découverte suivante : après une difficulté, il est possible d’apprendre, de s’adapter et de repartir.

La confiance se construit aussi par l’expérience

La confiance ne se développe pas uniquement par la réflexion. Elle grandit surtout lorsque l’étudiant vit des situations qui lui permettent de constater qu’il peut agir, apprendre, s’adapter et trouver sa place. Plus ces expériences sont concrètes, plus elles donnent des repères solides sur lesquels s’appuyer.

Un étudiant peut longtemps douter de ses capacités malgré de bonnes connaissances théoriques. Mais lorsqu’il mène un projet à son terme, présente une recommandation, reçoit la confiance d’un responsable ou contribue utilement à un groupe, il obtient une preuve réelle de ce qu’il est capable de faire. Ces expériences transforment progressivement la perception qu’il a de lui-même.

Les projets et les travaux de groupe

Les projets collectifs sont des terrains particulièrement utiles pour développer la confiance. Ils obligent à sortir d’une posture d’observation pour contribuer à un objectif commun : proposer une idée, organiser le travail, réaliser une analyse, résoudre un problème ou présenter le résultat obtenu.

Ils permettent également de découvrir que la valeur d’une contribution ne dépend pas uniquement de sa visibilité. L’étudiant qui structure le projet, vérifie les données, reformule les idées ou apaise un désaccord joue parfois un rôle aussi important que celui qui présente le travail à l’oral.

En prenant progressivement sa place dans un groupe, l’étudiant identifie mieux ses forces et les compétences qu’il doit encore développer. Il apprend aussi qu’il peut compter sur les autres sans disparaître derrière eux, demander de l’aide sans renoncer à ses responsabilités et contribuer sans chercher à tout maîtriser seul.

La prise de parole et les présentations orales

La prise de parole est l’une des situations qui cristallisent le plus souvent le manque de confiance. Le regard du groupe, la peur d’oublier une idée ou de ne pas trouver ses mots peuvent rendre l’exercice particulièrement impressionnant.

Pourtant, l’aisance à l’oral vient rarement avant les premières prises de parole. Elle se construit par répétition. Chaque présentation permet d’apprendre à organiser son propos, à gérer son rythme, à regarder son auditoire, à répondre à une question et à poursuivre malgré une hésitation.

L’objectif n’est pas de devenir immédiatement un orateur parfaitement à l’aise. Il est de constater qu’un moment de stress n’empêche pas nécessairement de transmettre une idée, que quelques secondes d’hésitation ne font pas échouer toute une présentation et qu’un retour précis permet de progresser lors de l’exercice suivant.

Les stages, l’alternance et les expériences en entreprise

Les expériences professionnelles jouent un rôle déterminant dans la construction de la confiance. Elles permettent à l’étudiant de confronter ses connaissances à des situations réelles, de découvrir les attentes d’une organisation et de mesurer sa capacité à apprendre dans un environnement nouveau.

Au début d’un stage ou d’une alternance, il est normal de ne pas tout connaître. L’étudiant doit poser des questions, observer, comprendre les méthodes de l’entreprise et accepter une période d’adaptation. Puis, au fil des missions, il peut constater qu’il devient plus autonome, qu’on lui confie davantage de responsabilités et que son travail apporte une contribution utile.

Ces expériences permettent également de relativiser certaines peurs. Un étudiant qui doutait de sa capacité à évoluer en entreprise peut découvrir qu’il sait communiquer avec une équipe, respecter des délais, résoudre un problème ou proposer une amélioration. Ce sont autant de preuves concrètes qui renforcent progressivement son assurance.

À l’EMD Business School, l’accompagnement du Job Center aide les étudiants à préparer leur recherche de stage et d’alternance, à identifier des missions cohérentes avec leur profil et à mieux valoriser leurs compétences auprès des entreprises.

Les engagements associatifs et les nouveaux environnements

La confiance peut aussi grandir en dehors du cadre strictement académique. Participer à une association, organiser un événement, coordonner une équipe ou porter un projet permet d’exercer des responsabilités dans un contexte différent de celui des cours.

Ces engagements donnent parfois l’occasion à un étudiant discret de révéler des qualités qu’il mobilisait peu jusque-là : sens de l’organisation, créativité, persévérance, capacité d’écoute ou aptitude à rassembler les autres autour d’un objectif.

Changer d’environnement peut également favoriser cette progression. Une expérience internationale, par exemple, oblige à s’adapter à de nouveaux repères, à communiquer autrement et à gérer davantage de situations par soi-même. Partir étudier à l’étranger peut ainsi devenir une expérience importante d’autonomie et de découverte de ses propres ressources.

Toutes ces situations ont un point commun : elles permettent à l’étudiant de passer d’une représentation abstraite de ses capacités à une expérience vécue. La confiance ne repose alors plus seulement sur ce qu’il espère savoir faire, mais sur ce qu’il a déjà affronté, appris et accompli.

Quel rôle l’école peut-elle jouer dans la confiance de l’étudiant ?

La confiance en soi se construit d’abord à travers les expériences vécues par l’étudiant, mais l’environnement dans lequel elles se déroulent compte beaucoup. Une école peut favoriser cette progression en créant un cadre qui encourage l’engagement, autorise l’essai et donne des repères suffisamment solides pour avancer.

Il ne s’agit pas de protéger l’étudiant de toute difficulté. Une formation qui évite constamment l’échec, la contradiction ou la responsabilité ne l’aide pas à devenir plus autonome. À l’inverse, une exigence trop brutale peut renforcer le sentiment de ne pas être à la hauteur. L’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre soutien et responsabilisation.

Créer un cadre à la fois exigeant et sécurisant

Un cadre sécurisant n’est pas un cadre sans exigence. C’est un environnement dans lequel l’étudiant comprend ce que l’on attend de lui, sait qu’il peut poser des questions et reçoit des retours qui l’aident à progresser. La difficulté reste présente, mais elle n’est pas utilisée pour humilier ou décourager.

Cette clarté permet à l’étudiant de prendre davantage de risques intellectuels. Il peut proposer une réponse imparfaite, demander une précision, reconnaître qu’il ne comprend pas encore ou tenter une méthode nouvelle sans craindre que chaque erreur définisse sa valeur.

L’exigence devient alors un moteur de progression. Elle pousse l’étudiant à mieux préparer son travail, à approfondir son raisonnement et à dépasser certaines habitudes, tout en lui donnant les moyens de comprendre comment progresser.

Donner le droit d’essayer, de se tromper et de recommencer

La confiance se développe lorsque l’étudiant dispose de plusieurs occasions d’agir. Un seul oral, une seule évaluation ou un unique projet ne permettent pas toujours de mesurer une progression. Les expériences répétées donnent davantage de possibilités pour tester, recevoir un retour, ajuster sa méthode et recommencer.

Le droit à l’erreur ne signifie pas que toutes les réponses se valent ou que les conséquences disparaissent. Il signifie que l’erreur peut devenir une étape de formation plutôt qu’une conclusion définitive. L’étudiant doit pouvoir comprendre pourquoi son travail n’a pas produit le résultat attendu et ce qu’il peut modifier lors de la prochaine tentative.

Les retours intermédiaires, les présentations successives, les études de cas et les projets collectifs peuvent ainsi devenir des espaces de progression. Ils permettent de mesurer l’évolution, pas seulement le résultat final.

Responsabiliser progressivement sans laisser l’étudiant seul

Pour gagner en confiance, l’étudiant doit être placé dans des situations où il peut prendre des décisions et assumer une part réelle de responsabilité. Mais cette autonomie ne se construit pas en le laissant seul face à des attentes qu’il ne comprend pas encore.

Responsabiliser progressivement consiste à donner un cadre, puis à laisser une marge de choix de plus en plus importante. L’étudiant apprend d’abord avec des repères clairs, puis devient capable d’organiser son travail, de proposer une méthode, de prendre une initiative et de justifier ses décisions.

Le rôle des enseignants et des équipes pédagogiques est alors d’accompagner sans faire à la place. Ils peuvent questionner, orienter, proposer un retour ou aider à analyser une difficulté, tout en laissant à l’étudiant la responsabilité de chercher, de décider et d’agir.

Cette logique rejoint l’accompagnement proposé par l’EMD, fondé sur la proximité, la connaissance des étudiants et la volonté de les faire progresser dans un cadre à la fois humain et exigeant.

À l’EMD, faire grandir la confiance pour révéler le potentiel

À l’EMD Business School, la confiance en soi n’est pas considérée comme une qualité que certains étudiants posséderaient naturellement et que d’autres ne pourraient pas développer. Elle se construit progressivement, à travers la connaissance de soi, les apprentissages, les expériences concrètes et les responsabilités confiées.

Cette vision s’inscrit dans la pédagogie du potentiel de l’EMD. Chaque étudiant arrive avec des capacités, des aspirations, mais aussi des fragilités et des domaines dans lesquels il doit encore progresser. L’objectif n’est pas de lui demander de correspondre immédiatement à un modèle idéal, mais de créer des situations qui lui permettent de découvrir et de mobiliser ses ressources.

Cette progression repose sur trois dimensions complémentaires : apprendre à mieux se connaître, comprendre le monde dans lequel on agit et maîtriser les outils nécessaires à la vie des organisations. Lorsque ces dimensions se rejoignent, l’étudiant dispose de davantage de repères pour agir avec lucidité et assurance.

La confiance grandit alors dans des situations très concrètes : prendre la parole, travailler avec des profils différents, présenter une recommandation, recevoir une critique, mener un projet, chercher une alternance ou assumer une responsabilité. L’étudiant ne devient pas confiant parce qu’on lui répète qu’il en est capable, mais parce qu’il vit progressivement des expériences qui lui permettent de le constater.

Certains dispositifs donnent une forme particulièrement visible à cette démarche. Le défi Personal Branding des étudiants, par exemple, invite chacun à mieux se connaître, à dépasser certaines limites et à oser agir dans un domaine qui lui demande un effort personnel.

Faire grandir la confiance ne signifie pas supprimer le doute ou garantir un parcours sans difficulté. Il s’agit plutôt d’aider l’étudiant à ne plus être paralysé par l’incertitude. Il apprend qu’il peut demander de l’aide, ajuster sa méthode, recommencer après une erreur et prendre sa place sans attendre d’être parfaitement sûr de lui.

Cette confiance constitue un point d’appui pour la suite du parcours. Elle permet de mobiliser ses compétences, de devenir plus autonome et de s’engager davantage dans un collectif. Elle prépare ainsi l’étudiant non seulement à réussir ses études, mais aussi à exercer progressivement ses responsabilités professionnelles avec discernement.

FAQ

Est-il normal de manquer de confiance pendant ses études ?

Oui. Le manque de confiance est fréquent pendant les études supérieures, notamment lors d’un changement d’établissement, d’une prise de parole, d’un examen, d’un travail de groupe ou d’une première expérience en entreprise. Il ne signifie pas que l’étudiant manque de capacités. La confiance se construit progressivement, à mesure qu’il découvre qu’il peut agir, apprendre et progresser malgré le doute.

Comment avoir plus confiance en soi à l’oral ?

La confiance à l’oral se développe surtout par la préparation et la répétition. Il peut être utile de structurer son propos, de préparer les premières phrases, de répéter devant une autre personne et d’anticiper quelques questions. Commencer par des prises de parole courtes et régulières permet aussi de rendre l’exercice progressivement plus familier.

Comment arrêter de se comparer aux autres étudiants ?

Il est difficile de supprimer toute comparaison, mais il est possible de la rendre moins envahissante. L’objectif est de comparer davantage ses progrès à son propre point de départ, plutôt que de mesurer sa valeur à l’aisance ou aux résultats visibles des autres. Chaque étudiant avance avec des expériences, des forces et un rythme différents.

Une mauvaise note doit-elle remettre en question ses capacités ?

Non. Une mauvaise note évalue un travail réalisé à un moment donné, dans des conditions précises. Elle peut révéler une notion mal comprise, une méthode à revoir ou une préparation insuffisante, mais elle ne définit pas la valeur ni le potentiel global de l’étudiant. L’enjeu consiste à analyser le résultat, à demander un retour précis et à ajuster sa manière de travailler.

Comment oser participer davantage en cours ?

Il est souvent plus efficace de se fixer un objectif modeste, comme poser une question ou intervenir une fois pendant un cours. Préparer une remarque ou une question en amont peut également réduire l’appréhension. Chaque participation devient ensuite une expérience sur laquelle s’appuyer pour recommencer avec davantage d’assurance.

Les stages et l’alternance aident-ils à gagner en confiance ?

Oui. Les expériences professionnelles permettent à l’étudiant de constater qu’il peut apprendre un métier, s’intégrer dans une équipe, réaliser des missions et devenir progressivement plus autonome. Elles lui donnent des preuves concrètes de ses compétences. À l’EMD, le Job Center accompagne les étudiants dans leur recherche de stage et d’alternance.

Comment une école peut-elle aider un étudiant qui doute de lui ?

Une école peut l’aider en proposant un cadre clair, exigeant et humain, dans lequel il peut poser des questions, recevoir des retours constructifs, essayer, se tromper et recommencer. Les projets, les oraux, les expériences collectives et les responsabilités progressives permettent à l’étudiant de se découvrir capable sans être laissé seul face à la difficulté.

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